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Publié par Julie le 2014-05-07
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Voici un nouveau texte écrit en collaboration avec Théara Yim et publié par la revue en ligne Raisons sociales(lien externe). Il va sans dire que cette publication nous fait plaisir! Elle nous fait notamment plaisir parce qu'on voit la littérature signée s'inscrire ainsi dans une revue d'idées généraliste. Les infrastructures de publication des oeuvres signées rendues possibles par les nouvelles technologies de l'information et des communications nous intéressent de plus en plus... Ça commence déjà à inspirer de nouveaux projets.

 
En ce sens, j'ai récemment découvert le blogue d'Adam Stone(lien externe)qui s'intéresse à ce que le e-book peut offrir aux populations signeuses. Il a lui-même publié, avec l'illustratrice Joyce Hom, un livre pour enfant intitulé The Pointy Three(lien externe)développé sur un logiciel de fabrication de ebooks téléchargeable gratuitement et facile à utiliser. Le livre,créé en autopublication avec les moyens du bord, est distribué par l'entremise de la boutique en ligne iTunes. Stone, également enseignant, utilise aussi le logiciel en classe, proposant à ses étudiant.es de développer des projets de publication bilingues. D'autres albums jeunesse bilingues ASL-anglais ont également été publiés en empruntant cette voie, comme Zoe Goes to the Dog Park(lien externe), oeuvre de Rachel Berman Blythe et Jena Floyd. Il semblerait cependant que la littérature pour adulte ne s'y soit toujours pas intéressé. Aucun texte signé d'essai, de poésie, de fiction ne semblent encore avoir été publié en format ebook.

 
Pour ce texte, The Flying Words Project et sa critique de l’exploitation pétrolière(lien externe), Théara et moi, en collaboration avec la revue Raisons sociales, avons choisi l'option de l'intégration d'une captation vidéo déposée sur le réseau social vidéo youtube . Mais Adam Stone nous a donné des idées... (à suivre...)

 

Publié par Julie le 2014-03-18

Théara Yim a été témoin de ce moment historique. Il nous a concocté ce reportage:

 

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Publié par Julie le 2014-03-01

Ce site web se consacre à l'étude et à la valorisation de la création narrative dans les langues signées. Or, depuis la toute première amorce du parcours de recherche qui me conduit jusqu'à à sa mise en ligne, il me semble que toute démarche de création ancrée dans les langues signée ne peut être autre que militante, même lorsque, du point de vue des artistes, c'est davantage là une conséquence qu'une intention. Dans le contexte actuel, la création en langue signée ne peut être détachée d'une démarche politique puisqu'il s'agit toujours de contribuer à l'inscription de langues minorées dans un espace partagé. Il s'agit de se déplacer dans l'espace social et en y participant, de ne pas le laisser inchangé. Il s'agit de déplacer l'espace social.

 
Je me suis demandée récemment à quoi ressemblait le paysage aujourd'hui, au début de 2014. Où en sont donc les luttes pour l'obtention de statuts légaux? Où en est la reconnaissance officielle des langues signées par les différents États du monde? Je mets ici, en partage, un nouvel outil collaboratif auquel je vous invite à contribuer si l'envie vous prend. L'objectif étant de dresser un état des lieux synthèse sous forme de frise chronologique(lien externe).

 
Vos commentaires, ajouts, corrections sont les plus que bienvenues! Votre collaboration également, écrivez-moi si vous souhaitez joindre la démarche.

Publié par Julie le 2013-11-15

(ce billet de blogue est également publié sur l'École du regard(lien externe), un B/Vlogue d'analyse d'oeuvres signées.)

 
J'ai eu la chance de participer en octobre 2013 à une des rencontres du Labo Poétique organisé par Arts Résonnance(lien externe). Ce Labo Poétique rassemble un groupe de personnes qui se réunissent ponctuellement (le plus régulièrement possible) pour réfléchir ensemble aux enjeux soulevés par la traduction LSF français et pour travailler ensemble à la traduction d'oeuvres.

 
Ces deux jours que j'ai eu l'occasion de partager avec le groupe de travail ont été d'une incroyable richesse. Chacun.es des participant.es a fait preuve d'une si grande générosité et d'une intelligence si vive que j'en suis repartie le cerveau bouillonnant, au bord de la surcharge électrique.

Parmi les questions soulevées, une m'a particulièrement intéressée. Pour les poètes Sourd.es présent.es sur place, il était inacceptable de reprendre l'oeuvre d'un.e autre poète Sourd.es pour la signer soi-même. La question m'a particulièrement interpellée parce que nous nous y étions aussi confronté.es, Theara et moi, au moment d'entreprendre le travail d'apprentissage de Wise Old Corn, poème composé par le Flying Words Project.

 
J'arrivais, moi, avec un bagage d'expérience hérité de ma pratique et de mes études sur la danse. Je n'avais donc aucune réserve à cet égard puisqu'il est courant en danse de reprendre du répertoire d'une chorégraphe tant pour se former que pour le présenter de nouveau sur scène. Il y a un enjeu de conservation des oeuvres liées à la reprise du répertoire: en danse, on considère généralement l'interprétation d'une oeuvre par de nouveaux et nouvelles interprètes comme un moyen de transmission des oeuvres et ainsi comme un moyen de conservation. On reprend aussi le rôle de l'un.e ou l'autre interprète au sein d'une même compagnie selon les besoins de diffusion et la disponibilité des danseur.es. Bref, c'est une pratique commune qui, pour autant, ne se prend pas à la légère.

 

 



Publié par Julie le 2013-11-14

Pandant ce séjour à Paris, je retrouve la question de la terminologie qui se pose ici autrement que ce que j'avais rencontré depuis le début de ma recherche.

 
On réfléchit la création en la pratiquant. On s'y repère en fonction des balisages qu'ont posé les gens qui nous ont précédé.es, des découpages qu'effectuent ceux et celles avec qui on partage la pratique, des réseaux par lesquelles circulent les réflexions. Le langage pour parler de ce qu'on fait suit la pratique et s'y mélange.

 
Ici, à Paris, (je ne sais pas dire si c'est unanime en France où si ça fait l'objet de débats et si oui, de quels débats, je n'y suis pas depuis suffisamment longtemps), le Visual Vernacular est considéré comme un genre spécifique, détaché de la poésie, du récit ou de l'oeuvre dramaturgique. Lorsque les gens écrivent, ils et elles utilisent plutôt la locution Virtual Visual. En LS, il n'y a pas de différence: on signe plutôt "VV". Je ne sais pas, pour ma part, comment s'est fait ce choix ou cette transformation. «Transformation» si on prend pour référence Bernard Bragg qui est reconnu pour avoir développé la technique en intégrant son entrainement à l'école de mime de Marcel Marceau à sa pratique comme comédien au National Theater of the Deaf. On le voit raconter ce moment de sa démarche d'artiste dans le film «The Heart of the Hydrogen Jukebox» réalisé par Miriam Lerner. Il est bien possible que d'autres gens ailleurs aient également travaillé ainsi les capacités iconiques de la langue. Bragg est cependant clairement et fortement associé à l'émergence la technique. Être en mesure de mener des recherches minutieuses sur la création pour parvenir à retracer les fils d'évolution des techniques serait une démarche à coup sûr fascinante. Non pas qu'il s'agisse ici de disputer à Bernard Bragg l'autorité sur ses innovations, mais bien de suivre le tracé des moments bouillonnants de la vie des langues, des contacts et des transmissions entre elles, des simultanéités...

 
Quoiqu'il en soit, j'ai utilisé le mot «technique», et ici, le VV n'est pas (ou plus) une technique, c'est un genre.

 

 




Publié par Julie le 2013-08-31

Coordonné par le Groupe BWB(lien externe), une série de cinq cours sera donné à l'UPOP(lien externe) Montréal cet automne. C'est une excellente nouvelle!! En voici la programmation!!

 

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Et ne manquez pas le lancement de saison(lien externe), le 10 septembre 2013 à la Sala Rossa!

Publié par Julie le 2013-08-06

Dans le cadre du projet Cigale(lien externe) du Labex Arts et Médiations Humaines(lien externe) de l'Université Paris 8, j'aurai la chance d'animer un séminaire dont l'objectif est de travailler collectivement à l'élaboration de critiques complètes pour quelques oeuvres narratives signées,(ou Sign'Art, si vous préférez). Les 5 séances auront lieu les jeudis 17 et 24 octobre et les 7, 14 et 21 novembre 2013. Le séminaire se déroule en LSF et en français. Si vous êtes à Paris, consultez l'appel suivant:

Critique de la création narrative dans les Langues Signées

 
Les communauté Sourdes à travers le monde ont développé, dans une diversité de langues signées, un riche patrimoine de créations narratives : théâtre, poésie, conte, récits. Le discours critique le concernant est à ce jour peu développé laissant encore presqu’inexploré tout le potentiel de stimulation pour la pensée que représente ces langues visuogestuelles.

Dans le cadre de ce séminaire, nous travaillerons ensemble, chacun apportant au groupe le regard propre à sa discipline ou à sa pratique, à développer une critique substantielle d’une série d’œuvres crées en LSF, en ASL ou en LSQ.

 

Publié par Julie le 2013-06-10

La narratologie, en substance, répond à la question "Comment fonctionne un texte?" Dans cette conférence, Peter Cook présente des notions de base de narratologie comme le niveau narratif, les différents types de narrateur. Il distingue par exemple l'espace du récit de l'espace de l'histoire. Mais surtout, il s'intéresse à l'utilisation du regard et des positions du corps, et démontre de quelle manière elles suffisent à indiquer clairement au public les changements de niveaux narratifs. C'est une bonne introduction à des notions élémentaires utiles à l'analyse d'oeuvres narrative. Vous êtes les bienvenues de commenter!

 

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